Hausse des cotisations, augmentation progressive de la durée de cotisation, recul de la date de revalorisation des pensions, fiscalisation des majorations…

Le système de retraite français repose sur le mécanisme de répartition, les cotisations versées par les actifs étant utilisées pour régler les pensions des retraités.

Le nombre d’actifs diminuant et le nombre de retraités augmentant, l’équilibre est de plus en plus difficile à atteindre. C’est ce qui explique la situation déficitaire voir désastreuse
des différentes caisses de retraite, base comme complémentaire. Les nombreuses réformes réalisées jusqu’à aujourd’hui n’ayant servi que de rustines.

Rappel : Formule de calcul de la retraite de base du régime générale CNAV :

retraite-2013-calcul

L’âge légal est l’âge requis pour pouvoir faire valoir ses droits à la retraite.

La durée de référence est la durée d’assurance nécessaire à une génération pour obtenir le taux plein. Si un assuré dispose de plus ou moins de trimestres, il se verra appliquer une décote ou une surcote.

L’âge du taux plein est l’âge permettant de liquider ses droits à la retraite sans décote, quand bien même l’assuré ne disposerait pas de durée d’assurance.

Impact des réformes successives sur l’âge légal de départ à la retraite et sur la durée de référence nécessaire à l’obtention du taux plein :

age-taux-plein

La précédente réforme a fait évoluer l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans et la durée d’assurance pour les assurés nés jusqu’en 1956 et prévoyait d’étudier et de revoir la durée d’assurance annuellement.
Ainsi, la nouvelle réforme anticipe et fixe désormais la durée de cotisation à 43 ans minimum pour les générations nées après 1972.
Les différentes réformes successives ont instauré deux dispositifs complémentaires permettant aux assurés ayant commencé à travailler jeune (moins de 18 ans et moins de 20 ans) de continuer à partir à la retraite, sous conditions, avant l’âge légal.

Quelles sont les nouveautés en matière de retraite :

  • la hausse progressive des cotisations (part salarié et part employeur sont concernés),
  • le report de la revalorisation annuelle des pensions de base du 1er compter de 2014,
  • la fiscalisation des majorations de pension (Loi de Finances 2014),
  • la création d’un compte pénibilité financé par une cotisation supplémentaire supportée par les entreprises,
  • la validation de trimestre facilité pour les temps partiels et les plus bas salaires (150 fois le Smic horaire contre 200 fois actuellement),
  • la meilleure prise en compte de périodes non travaillées (chômage, congés maternité…),
  • l’instauration d’une aide au rachat d’année d’études,
  • l’extension de la retraite progressive,
  • la refonte du cumul emploi-retraite,
  • l’amélioration des retraites agricoles,
  • l’instauration d’un compte retraite en ligne.

Le cumul emploi-retraite permet, sous respect des certaines conditions, de cumuler sa retraite avec des revenus d’activité.

On distingue deux régimes de cumul emploi-retraite :

  • le cumul emploi-retraite plafonné (en termes de revenus perçus),
  • le cumul emploi-retraite libéralisé (sans plafond de ressources).

A compter du 1er  janvier 2015, l’assuré devra avoir liquidé l’ensemble de ses droits à la retraite pour pouvoir bénéficier du cumul emploi retraite. Par conséquent, il cotisera nécessairement à fonds perdu au titre de l’activité reprise

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *